Portraits d’artistes #6

Armen Mouradian : « Ma langue maternelle, c’est la peinture »

La Maison des Arts vous invite à découvrir les techniques et univers variés de son équipe pédagogique, formée et enrichie au fil des ans par des artistes passionnés, par leur art et par la transmission. De sa naissance à Erevan (Arménie), à Paris, en passant par Moscou, nous vous invitons à découvrir le parcours d’un artiste dont le nom – Amour – nous inspire autant que ses élèves : Armen Mouradian.

    Né au sein d’une famille où l’amour de l’art est transmis de génération en génération, le chemin d’Armen se trouve, lorsque son père, également artiste peintre, lui offre son premier pinceau, lui permettant de goûter à la joie de créer par la peinture.

    Après une formation à l’École Professionnelle Des Beaux-Arts puis à la Faculté des Beaux-Arts de l’Institut Pédagogique Abovian, à Erevan, Armen poursuit sa carrière à Moscou, puis en France, où il s’installe en 2020 avec son épouse, Hasmik, également artiste peintre et professeur à la Maison des Arts.

    Parlez-nous de vos inspirations et votre parcours en tant qu’artiste…

    Depuis l’enfance, l’amour de l’art m’est apparu comme une évidence. Mon père était un grand artiste et m’a transmis son goût à travers ses œuvres : ma langue maternelle, c’est la peinture.
    À la suite de mes études, diplôme en poche, je me suis senti complètement libre de m'exprimer sur mes toiles et de raconter des histoires au travers de mes œuvres. Mes années passées à Moscou m’ont permis de participer à plusieurs expositions personnelles et internationales et de rencontrer d'autres artistes de culture et d'origine différentes. 

    Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, des années plus tard nous voilà fraîchement arrivés en France. Grâce à mon épouse et son travail acharné, j'ai pu dès les premières années exposer dans de nombreuses galeries à Paris et dans les Hauts-de-Seine.

    Nature morte aux fleurs des champs - 55x46cm H/T

     

    Nature morte verte - 55x46cm H/T

    Pourquoi avez-vous décidé de devenir professeur ?

    Au fond de moi, j’ai toujours senti que j'avais ce besoin de transmettre mon savoir-faire que j'ai acquis durant toutes ces années d'expérience. Ayant déjà eu l’occasion d’exposer au Plessis-Robinson, j’ai l’opportunité en 2013, de donner des cours de peinture à l’huile pour adultes. J’étais donc ravi !
    J’y enseigne aujourd’hui pour quatre groupes, chaque semaine.

    Armen Mouradian lors des « Portes ouvertes des ateliers d’artistes » du Plessis-Robinson, en 2018.

     

    Comment préparez-vous vos cours ?

    En tant qu'artiste libre, je n'aime pas imposer de thème, ni de technique car nous sommes tous différents.
    Ainsi, même s'il s'agit de cours de groupe, j'aime prendre mon temps avec chaque élève.

    Je leur laisse la liberté de choisir ce qui leur plaît le plus et les accompagne dans leurs démarches, en montrant au besoin différentes techniques afin qu'ils en sortent grandis.
    J'essaye également de développer le talent caché de chacun en les observant et en les guidant dans leurs démarches.

    Et pour l’exposition de fin d’année ?

    Nous préparons ensemble, mes élèves et moi, chaque exposition annuelle pour laquelle je sélectionne avec eux un ou plusieurs tableaux en fonction des différents thèmes et formats qu'ils ont choisis. Le but de tout ceci est d'avoir une salle harmonieuse et équilibrée.

    En regardant le travail effectué, je me rends compte de l'évolution de mes élèves, ce qui me réjouit énormément et cela reste la meilleure des motivations pour moi !

     

    Au 14e Salon des artistes professionnels robinsonnais, en 2019.

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