Dis-moi dix mots

Une édition (d)étonnante

Lancé en mars dernier à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie, le concours « Dis-moi dix mots » a recueilli un grand succès auprès des Robinsonnais. 

Après le succès des édition 2020 et 2021 les Robinsonnais de tous âges ont encore été très nombreux, cette année, à participer et à proposer leurs créations à la Médiathèque autour de la sélection de mots mettant à l’honneur le thème de l’édition 2022 : 
« Dis-moi dix mots qui (d)étonnent »

Proposé par le Ministère de la Culture et organisé par les établissements culturels ou scolaires participants, le concours « Dis-moi dix mots » vise à sensibiliser un large public à la langue française et ses richesses, autour d’une sélection de dix mots illustrant la thématique de l’année et choisis par des partenaires francophones (Belgique, France, Québec, Suisse, Organisation internationale de la Francophonie).

Découvrez les œuvres des lauréats…


    Les mots de l'édition 2022

    Décalé

    Divulgâcher

    Ébaubi

    Époustouflant

    Farcer

    Kaï

    Médusé

    Pince-moi

    Tintamarre

    Saperlipopette


    Décalé : Surprenant. / Qui est différent de ce que l'on attendait qu'il soit/ Personne qui ne suit pas les schémas de vie habituels.  

    Divulgâcher : Québec : Divulguer prématurément un élément clé de l'intrigue d'une œuvre de fiction, gâchant l'effet de surprise ou le plaisir de la découverte. (Équivalent de l’anglicisme « spoiler »)  

    Ébaubi  : Qui est étonné, au point d'en être interdit vivement.  
    Époustouflant : Sidérant. 
    Farcer : régional : Faire des farces. / Mauritanie, Réunion, Mali, Sénégal : Plaisanter. Exemple : Il a dit ça pour farce. / Monde francophone : Faire le joli cœur, faire l’intéressant 

    Kaï :  Tchad : Exclamation, marquant l’étonnement, la surprise ou parfois l’ironie. / kaï kaï : souvent iron. : Exclamation exprimant la peur, la douleur.  

    Médusé  : Frappé de stupeur. 

    Pince-moi : Marque l'étonnement, la surprise, et en particulier le fait de ne pas arriver à croire ce qu'on voit ou entend. 

    Saperlipopette : vieux juron ; aujourd’hui, locution qui marque l’étonnement  

    Tintamarre : Grand bruit discordant, ensemble peu harmonieux de sons. 

    Septième art, tu n’as pas fini de nous étonner !

    La lumière s’éteignait dans la salle, la séance allait commencer.

    On m’a conseillé d’aller voir ce film en me disant : « tu vas voir, c’est décalé ! » . C’est ce qui m’a convaincu de prendre mon ticket, j’ai horreur des intrigues convenues où l’on sait par avance à quoi s’attendre. Le cinéma n’est-il pas là pour nous distraire, nous changer d’univers et nous surprendre? Si c’est pour aller voir notre vie étalée à l’écran, à quoi bon ? La mienne était plutôt terne du reste.

    Mon ami gallois Kaï, dont le nom signifie « le gardien des clés », m’avait instamment conseillé le film, et avait fort heureusement évité de me révéler le pitch. Je n’aime pas que quiconque vienne me divulgâcher le scénario alors que mon bonheur est dans la découverte et la surprise. Et de ce côté je ne fus pas en reste.

    Dès les premières minutes j’étais littéralement scotché à mon fauteuil, complètement ébaubi par le jeu époustouflant des acteurs. Si de prime abord on pouvait croire à une comédie, la trame narrative se révélait très vite bien plus déroutante. Après que le décor fut planté – la scène initiale se tenait dans un village des Pyrénées où avait lieu un mariage dans un tintamarre assourdissant – quelques gags vinrent surprendre les spectateurs. Mais au-delà des premières impressions, le but du réalisateur n’était pas tant de farcer mais plutôt de toucher au vif. D’une bouffonnerie légère, le film se transformait comme par fondu-enchaîné en une sorte de thriller. Du rire on passait rapidement à l’angoisse et la salle de prime abord guillerette se retrouvait paralysée dans l’attente. Quand une créature étrange apparut, là où on espérait tous que le nœud de l’intrigue allait se dénouer, j’en restai totalement médusé.

     Crispé à mon siège j’avais envie de me tourner vers mon voisin d’infortune pour lui demander : « S’il te plaît, pince-moi pour me sortir de ce cauchemar ! ». Moi qui pensais aller voir un film léger, saperlipopette, on m’avait embarqué à mon grand ravissement dans une de ces fictions qui vous marquent à jamais !

    Magie du septième art, tu n’as pas fini de nous étonner !

    Pascal BOUILLON
    Catégorie Adulte


    Une journée de réjouissances

     

    La ville pavoise pour le carnaval, ses habitants font la fête. Un chien du voisinage part vagabonder en ville. Les rues sont embouteillées par les voitures bigarrées des nombreux visiteurs qui klaxonnent en un tintamarre assourdissant. Les passagers brandissent des fanions rouge et blancs aux couleurs de la ville. Le cabot manque de se faire écraser à chaque carrefour par les conducteurs distraits. La police est aux aguets et surveille les éventuels pickpockets dans cette atmosphère décontractée. Le chien est à bonne hauteur et saisit avec ses crocs le postérieur d’un malfaiteur déguisé en clown ; le portefeuille tombe à terre garni de nombreux billets dans un cri stridant du pitre. Le commissaire divisionnaire le ramasse, caresse le chien et dit à son lieutenant : « Pince-moi, je n’ai jamais vu la ville sens dessus dessous comme aujourd’hui et un chien aussi vigilant ! »

    Sur un trottoir, un vendeur tient à la main des ballons de baudruche. Une petite fille rousse bavarde avec sa cousine Henriette et reste ébaubie quand elle passe devant lui. Elle saisit sa pochette en cuir et lui en achète un avec son argent de poche. En la servant, le ballon s’échappe de la main potelée de la fillette et s’élève dans les cieux. Le chien bondit de ses pattes arrière, réussit à attraper le fil du ballon dans sa gueule sans le percer et le lui rends. « Saperlipopette, lui dit le vendeur, tu es un bon chien toi ! ».

    Le chien se tient sagement sur le trottoir de l’avenue principale pour assister au défilé des artistes. Il observe le spectacle. Des équilibristes en habits de velours rouge carmin font leur numéro devant la foule médusée et réalisent des figures époustouflantes juchés sur deux éléphants élégants. Derrière eux, des personnages de la Commedia dell’ Arte ne font que farcer en se donnant la réplique, sous les applaudissements du public.

    Les cuisiniers d’un restaurant ont décalé des tables dans la salle pour accueillir les nombreux enfants affamés après la première d’un spectacle de marionnettes. Ils donnent de savoureux restes à ce chien devenu célèbre pendant cette journée de fête. Le metteur en scène québécois a réussi à ne pas divulgâcher quoi que ce soit du spectacle à la jolie maîtresse blonde qui les accompagne.

    Au coucher du soleil, la municipalité organise un feu d’artifice pour clôturer cette mémorable fête. Le chien rentré chez son maître ne fait pas « kaï kaï » lors des détonations. Il est trop heureux de dévorer des chapelets de saucisses offerts pour service rendu dans cette ville en liesse.

    Aline LASZLO-ROUSSELLE
    Catégorie Adulte


    Comévie

    Se poursuit ce film sans jamais se rembobiner…

    Attendez-vous à être ébaubi, embobiné !

    Pince-moi équipé pour piocher au montage

    En nos mémoires, nos souvenirs garantis sans trucage !

    Rien n’y est à négliger, à oublier…

    Lire nos soupirs, les farcer, les relier…

    Intéresser par nos expressions… Oh ! Ah ! Kaï !

    Partir de nos mots sans que ceux-ci s’en aillent…

    Où est décalé le monde ? Seulement en horaires…

    Pour l’époustouflant, revoir notre ère en cette aire…

    Etre médusé par notre premier baiser…

    Tintamarre en grand silence, nos cœurs apaisés…

    Temps à vivre… Sans divulgâcher la prochaine page de nos envies…

    En cette comédie infinie qu’est la vie…

    Corentin FERNAGUT
    Catégorie Adulte


    Voici l’histoire d’Aminata, la petite Tchadienne.

     

    Aminata vivait à Kousseri, une jolie petite ville de l’Extrême-Nord du Cameroun nichée près du fleuve Logone, à la frontière du Tchad. Son papa, Tchadien, était commerçant et traversait souvent le pont marquant la frontière pour se rendre à N’Djamena vendre ses marchandises (arachides – bananes – savon – tissus…). Sa maman, Camerounaise venant de Garoua, était couturière et lui confectionnait souvent de jolies petites robes en pagne de couleurs vives.

    Aminata parlait trois langues : le fulfulde, que parlait sa maman, l’arabe tchadien de son papa et le Français qu’elle apprenait à l’école primaire. Son école à Kousseri était divisée en deux sections : la section des maternelles et la section des élèves du primaire où se côtoyaient des enfants venant de divers horizons (du Sud-Cameroun, du Nord-Cameroun et du Tchad, parfois même du Nigeria voisin ou de Centrafrique).

    […]Un jour, elle débutait le CE2 lorsqu’elle aperçut parmi les têtes brunes de sa classe une petite fille aux longs cheveux blond doré, qui avait de grands yeux verts et une peau halée par le soleil. Elle apprit très vite son nom quand la maîtresse fit l’appel : Marion. A la récréation, elle s’approcha d’elle et se présenta. Marion lui dit qu’elle venait du Canada et que son papa était un expert en agriculture qui travaillait pour une organisation internationale. Elles devinrent vite amies et Marion emmena sa nouvelle camarade chez elle pour la présenter à ses parents. Au début, l’accent québécois de Marion amusait beaucoup Aminata et elle restait ébaudie devant des expressions inconnues.

    Un jour, elles regardaient un film policier à la télé chez Marion ; Aminata, qui avait déjà vu le film, le commentait au fur et à mesure et bien avant la fin faisait découvrir à sa camarade le nom du criminel. « Ah non, s’écria Marion, tu ne vas pas divulgâcher cette intrigue maintenant ! Laisse-moi le découvrir toute seule.

    Aminata s’étonna : « Qu’est-ce que tu dis ? C’est quoi divulgâcher ? » Marion éclata de rire : « Ah oui c’est vrai, tu ne parles pas québécois ! » Elle lui expliqua alors la signification de cette expression typiquement de chez elle. « Kaï ! » s’exclama alors Aminata. Ce fut alors au tour de Marion de rester bouche bée. « Oui, lui expliqua son amie, c’est une exclamation bien de chez nous, on le dit quand on est étonné ou surpris ». « Bon alors, tu m’apprendras ta langue et je t’apprendrai la mienne », répondit la petite Canadienne.

    Elles ne se quittèrent plus. Aminata fit visiter la ville à Marion et l’emmena dans les endroits les plus décalés qui puissent exister aux yeux de son amie : un mélange de modernisme et d’archaïsme époustouflant qui laissait la fillette médusée. Elle pouffait de rire et lançait à sa compagne, en entendant le tintamarre du grand marché du samedi à Kousseri : « Pince-moi Aminata, pince-moi ! » Alors Aminata lui pinçait le bras. « Mais pourquoi tu me pinces, tu me fais mal ! » « Eh bien, ce n’est pas ce que tu me demandes ? » « Non, non, ce n’est qu’une expression, c’est parce que je suis tellement surprise de cette ambiance ! »

    Et Aminata commençait malgré elle à parler comme Marion, et même à farcer avec elle à propos de tout et de r Bien : un couple de Bororos emplumés et drôlement tatoués, un vieux griot et ses sonnailles qui déambulait sur le pont en allant à N’Djamena, un troupeau de moutons égarés courant dans tous les sens…

    Un soir, en regardant la télé avec ses parents, elle reprend sa mère qui avait l’habitude de commenter les séries télévisées : « Ah non, maman, tu ne vas pas divulgâcher avant la fin ! » Devant l’air interrogatif de sa mère, Aminata, toute fière, lui apprend l’origine de ce mot nouveau.

    « Saperlipopette ! jure alors son père. Il ne te suffisait pas de trois langues ? Tu vas te mettre à parler Québécois, maintenant ? »

    Danièle ELOM
    Catégorie Adulte


    J’ouvrai les yeux. La lumière de la télé éclairait la pièce. Dehors, il faisait nuit noire. Une énième émission politique … le traitement de ces émissions est trop partial et va finir par nous divulgacher les prochaines élections. De toute façon, je ne sortais plus avec le Covid. Trop dangereux : les gens ne font plus attention à rien… Tant pis, je ne voterai pas. Je changeais de chaine : la guerre… C’est époustouflant à quel point l’homme cherche les ennuis alors qu’il en a déjà…

    Tout à coup, un énorme bruit retentit dehors. Je m’étais rendormi. Le bruit continuait. Saperlipopette, qui pouvait faire un tel tintamarre ? Je finis par aller voir à la fenêtre ce qu’il se passait. Rien, à part un chien qui fuyait en glapissant. Ok, il faisait « Kaï kaï kaï », mais ce n’était pas lui qui faisait tout ce bruit. Je fermai la fenêtre et me remis sur le canapé : ça allait bien s’arrêter… 10 minutes plus tard, je dû me rendre à l’évidence, cela ne cesserait pas. Je passai donc mon pardessus, mis mon masque et descendis dans la rue pour trouver le fin mot de l’histoire. Dehors, personne, mais je distinguais mieux ce qui faisait ce boucan : de la musique, enfin, « de la musique », ce que les jeunes écoutent maintenant, quoi. A cette heure ? J’allais dire ce que je pensais de la chose au coquin qui voulait farcer le quartier… C’est en tournant au coin de la rue Célise que je me trouvais face à un spectacle complètement décalé… J’en restais médusé, voire même ébaubi : plusieurs dizaines de personnes avaient transformé la rue, qui était en fait une impasse, en piste de danse. Pas de masque, pas de distanciation sociale, pas de tracts, mais des gens qui dansaient ensemble au son de la musique. Il y avait même une sorte de bar qui distribuait des boissons non identifiées. Pince-moi : les gens riaient comme si rien ne se passait... « Et la guerre ? Et le Covid ? Les élections ? », je voulais leur dire. « Rentrez chez vous ! »

    Au lieu de de ça, je restais là, sans bouger, à les regarder. Au bout de quelques minutes, un couple est venu me voir : « Bienvenue, monsieur ! Venez donc danser avec nous ! ». Je voulu les éconduire, mais je n’avais pas vu pareil enthousiasme depuis si longtemps… Je me laissais entrainer, juste pour discuter 5 minutes. Puis 10. Un verre et une danse alors, pas plus. Sans m’en rendre compte, j’étais encore parmi eux 2 heures plus tard. La guerre attendrait. Le reste aussi. Peut-être était-ce même pour ça que je suis resté. Après tout, ils avaient raison : il fallait profiter puisqu’on ne savait pas de quoi demain serait fait. Et si demain, tout va bien, et bien je reviendrai…

    Christophe SAILLER
    Catégorie Adulte


    Pendue, accrochée au mur tinté de sang, une foule s’était rassemblée. Une corde, une femme, des yeux fermés qui ne se rouvriront sûrement plus jamais. Elle était morte, son nom leur était inconnu, ils étaient médusés de ce bouleversement soudain. Ils l’auraient oubliée le lendemain même. Mais pour moi, cette femme, cette adolescente, cette victime était tout ce qui avait été de plus cher en mon cœur.

    Suicide ? Meurtre ? Je n’en savais rien. Juste une corde, du sang, ce corps, son corps. Non, je ne m’en remettais pas et je crois que je ne m’en remettrai jamais. Seule, face à cette multitude de personnes, non je n’arrivais pas à réaliser que je ne la reverrai plus jamais. Elle était là, mais son sourire, son rire, son regard, sa voie ne faisaient désormais plus partie de ce monde. Elle devait sûrement voir cette tragédie, j’aimerai tant savoir ce qu’elle pensait de ces pleureurs. Ces menteurs, leur silence était tels des insultes.

    Je me tournais et m’éloignais. J’avançais, une tristesse extrêmement grande me pinçait le cœur. Pourquoi ma vie était elle aussi fade et aussi morbide ? Les bruits des moteurs de voitures, les voix m’empêchaient de me torturer l’esprit d’avantage mais ils étaient à la fois synonymes de vide et de haine. Je me sentais décalée. Comment le monde pouvait-il continuer d’avancer alors qu’une fille avait succombé ? Seul le chant des oiseaux me paraissait agréable, c’était un cadeau, un magnifique cadeau, un des rares d’ailleurs que la vie avait donné à Maria.

    Juliette SAILLER
    14 ans


    L’ambiance décalée de cette performance tenait autant à son thème époustouflant qu’au mystère qui entourait son dénouement à garder secret avait recommandé le metteur en scène à ses acteurs médusés par le tintamarre médiatique.

    Toute la ville était en émoi, comment cela allait il finir ? On avait recruté des participants bénévoles par annonce parue dans la lettre de la maison des arts. Ils viendraient compléter la troupe tout en ignorant le thème de la performance. Ils recevraient leurs indications le jour même juste avant de monter sur scène.

    Saperlipopette ! pince- moi avait dit Roger à sa femme qui aimait farcer et rire à l’occasion. Si tu en a envie, participe ! lui dit-elle, tu as toujours rêvé de monter sur scène. Kaï, pourquoi pas ! chiche j’y vais, avait répondu Roger.

    C’est ainsi que Roger se retrouva sur la scène et ne compris rien quand le poignard en plastique vint s’écraser sur sa poitrine. Il s’effondra comme prévu, et ne se releva pas victime d’une crise cardiaque.

    Voilà la fin était révélée sans qu’on ait eu besoin de la divulgâcher.

    Sacrée performance, se dit le metteur en scène.

    J’aurais mieux fait de refuser sa performance, se dit le directeur en pensant à la kyrielle d’ennuis qui l’attendait.

    Ainsi va la vie, et la mort aussi ! se dit la femme de Roger tout ébaubie !

    Bernadette GIRARD
    Catégorie Adulte


    Instants contemplatifs

    Laissons-nous aller !

    Où le silence suspend le temps !
    Où notre conscience s’accomplit dans un élan d’extase !
    Où rien ne serait étrange à la douceur, à la volupté, au plaisir et au désir
    D’aimer, de rêver, de penser, de jouer, de danser, de chanter à l’infini !
    Où Art et Nature seraient mariés, riches de singularité ;
    Leur bonheur nous offre mille fleurs dans une allégorie folle, si folle, époustouflante de couleurs champêtres ; où mêlés, dansent anémones, azalées, magnolias, muguets, narcisses, roses et dahlias !
    Lys et iris dévoilent enfin leurs divins joyaux.

    Laissons-nous aller !

    Entrons dans le chuchotement de la nature,
    Restons là à l’écoute du chuchotement de la vie.
    Il est temps alors de divulgâcher le secret du bonheur sans que nous en soyons farcés.

    Ainsi ! Laissons-nous aller !

    À la contemplation !
    Serait-ce alors la quintessence de tant de lieux où se dessine une myriade de climats, de reliefs et de paysages bucoliques séduit nos regards médusés ?
    N’est-ce pas providentiel d’observer avec délice : baleines et dauphins, volcans et geysers, grottes lumineuses et les forêts brumeuses, vertes vallées et montages coiffées de neige, îles idylliques généreuses de végétations délicates et capricieuses.

    Laissons-nous aller !

    Où convergent les eaux bleues et chaudes des Caraïbes et les eaux presque froides de l’Atlantique.
    Où la beauté des soleils couchants colore fenêtres et étoffes ;
    Miroirs et faïence jouent une telle symphonie silencieuse, mes yeux en sont éblouis,
    J’en reste ébaudie.
    Saperlipopette ! Cessez donc ces « kaï, kaï, kaï »…
    En sursaut, je me dérobe à mes pensées enchanteresses !
    Mais qu’est-ce donc que ce tintamarre ?
    Subrepticement, encore décalée par mes songes, je m’éveille….
    Pince-moi ! Dis-moi, ai-je ouvert les yeux ? Je rêvais, n’est-ce pas ! C’est incroyable !
    Je suis face à ces grandes immensités boisées canadiennes, où Nature riche de ton impressionnante diversité ; le bonheur de te contempler est omniprésent ;
    Tu es encore préservée des désordres maléfiques dont Nous déployons tant d’ardeurs
    À t’affliger.

    L’instant d’un songe, n’hésitons plus ! Laissons-nous aller !                                

    Marie-Christine JEAU
    Catégorie Adulte


    Oh… Saperlipopette !
    ou
    Gros lot et cœur en fête !

    En avril, il existe un beau jour sans raison,
    On y peut à loisir, oui, farcer puis sourire,
    Vous coller sans façon dans le dos un poisson,
    Les badauds alentour, oh… de vous vont bien rire !

    Y aurait-il un passant charitable et causant,
    Osant divulgâcher cet affront à l’arrière ?
    Il dévoile à vos yeux l’animal tout pendant…
    Vous voici médusé par la joie meurtrière !

    Oui, ils rient, se gaussent et vous laissent sans voix,
    Ébaubi mais pantois, vous filez tête basse,
    Maudissant les moqueurs aux propos bien grivois,
    Écrasant de vos pieds leur trophée si cocasse…

    Mais voici qu’aujourd’hui, vous gagnez au loto !
    Cette annonce insensée d’un ami plein d’espoir,
    Sonne un tantinet faux tel un babakoto…
    Pince-moi, direz-vous sans vraiment trop y croire !

    Kaï kaï ils sont là, oh… rivés à votre dos !
    Relations, familles vous sont plus que fidèles…
    En flatteurs vous collent, sont pour vous un fardeau,
    Car l’affaire s’avère un message officiel !

     

    En force, ils s’agrippent à vos sous, à vos mains !
    Décalé, désaxé, vous semblez bien en peine,
    Tristement submergé par ce banc de requins,
    Accrochés corps à corps par dizaine ou centaine.

     

    Ce n’est plus un gros lot mais plutôt un caillou
    Blessant cette amitié que vous pensiez sincère…
    Il vous faut éloigner ces sangsues, ces jaloux,
    Allez-vous balancer, envoyer tout en l’air ?

     

    Bouquet époustouflant ! Oseille en incendie !
    Vous tirez le magot en un feu d’artifice :
    Au joyeux tintamarre… oui, la Vie resplendit !
    Adieu les faux-amis, au diable l’avarice !

    Ane de saint-Martin
    Catégorie Adulte


    Rire, plaisanter, farcer, tel est son état d’esprit.

    Faire rire, toujours et encore, c’est son métier et plus qu’un métier, une passion.

    Quelques fois d’un humour décalé, quelques fois époustouflant, il réussit presque toujours à capter l’attention d’un public ébaubi et souvent médusé.

    Tout cela au milieu de ce tintamarre que représente la musique et les applaudissements du public, sous le grand chapiteau du cirque.

    Regardez-les, tous les trois (je dis tous les trois car il y a Loumi le petit chien de l’Auguste).

    « Kaï, fait le petit chien de l’Auguste » qui part ventre à terre se mettre à l’abri en coulisses.

    « Saperlipopette, s’écrit le Clown Blanc,

    Pince-moi dit l’Auguste, mimant à la perfection le somnambule qu’il est censé être.

    Puis…… mais je ne vais pas divulgâcher la fin de ce numéro, ce serait dommage.

    Vous voulez la connaitre ?

    Rendez-vous au cirque, sur la place du village, il y est pour quelques jours encore.

    Michel GOOSSENS
    Catégorie Adulte


    Confidence !

     

    Cela fait des jours et des jours,

    Que sans succès ma plume court.

    D’habitude si disertes,

    Mes idées claires désertent.

    Farcer n’est pas de tout repos.

    Idées décalées, sots propos,

    Sont, tintamarre assourdissant,

    Charivari époustouflant.

    Saperlipopette dit Pince-moi ébaubi

    Divulgâcher votre embarras est inouï !

    Cette sentence me laisse coite, médusée.

    Aïe ! Kaï ! Pourquoi ai-je osé me confier ?

    Martine GOOSSENS
    Catégorie Adulte


    Salves de mots en guise de cocktails Molotov !

     

    Pince-moi si je sombre parano.
    Des Européens ébaubis et unanimes
    Mais malheureusement pas farcés,
    Des réfugiés médusés par millions !

    L’ahurissant tintamarre des chars sur l’asphalte,
    Des sirènes hurlantes. « Tous dans le métro ».
    « Boutez-les Anglais hors de France », Sacrebleu !

     

    (Et non saperlipopette, intolérable anachronisme),
    Hurlait Jeanne en 1429 dans Orléans assiégée.

     

    Le Président Zelensky a, sur le champ, répandu ce slogan :
    « Kaï, Kaï, Kaï » (résistons en ukrainien). Epoustouflant, non ?
    Avant d’asséner : « Personne ne nous brisera.»

    Morale : Divulgâchez, en temps réel et non en décalé,
    Les reportages sur la tyrannie d’un régime de destruction massive.

    Odile HUTTIN
    Catégorie Adulte


    Remue-méninges

    Ils avaient longtemps cherché un prénom pour leur petit dernier. Ils le voulaient original, décalé, ce serait Kaï.

    Le fils ainé, médusé, avait trouvé leur choix époustouflant.

    Sa cadette leur avait lancé : « Saperlipopette ! Vous farcez grave ».

    La grand-mère, ébaubie, on le serait à moins, avait finalement divulgâché l’affaire dans tout Le Plessis.

    Quant à moi, alertée par tout ce tintamarre, je lui ai dit : « Pince-moi » ; ai-je bien entendu ce que tu colportes ?

    Odile HUTTIN
    Catégorie Adulte


    Petits et grands,

    il est venu le temps d’applaudir chaleureusement pour leur talent respectif et époustouflant tous nos artistes venus vous offrir leurs numéros au sein de notre chapiteau.

    Afin de ne pas divulgâcher l’ultime surprise, je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir la fantastique parade finale.

    C’est ainsi que nous, public encore médusé par ce que nous avions déjà apprécié, fûmes plongés dans un défilé ultime et enchanteur.

    Dans un joyeux tintamarre l’art clownesque nous transporta dans la bonne humeur et nous fît farcer tant les gaffes en tous genres s’avérèrent savamment orchestrées.

    Suivit un trio de jongleurs qui nous saisît par ses prouesses techniques.

    Dans un joyeux tintamarre l’art clownesque nous transporta dans la bonne humeur et nous fît farcer tant les gaffes en tous genres s’avérèrent savamment orchestrées.

    Suivit un trio de jongleurs qui nous saisît par ses prouesses techniques.

    Apparût la troupe d’acrobates au sol qui nous subjugua une nouvelle fois grâce à sa mise en scène audacieuse, risquée mais maîtrisée et si intense de par le rythme soutenu de ses diverses figures.

    Nous, public à l’unisson, songeâmes dans notre fort intérieur : « Non mais…pince-moi, je rêve ! ».

    Kaï ! Voici l’art équestre nous forçant à l’émerveillement de par sa démonstration se rapprochant fortement des spectacles de Bartabas.

    Saperlipopette, tout s’enchaîne et virevolte ; C’est un tourbillon qui nous emporte !

    Nous, public décalé, face à toutes ces splendeurs de beauté et de créativité sommes littéralement bouche-bée.

    Cela n’en finit plus et c’est désormais l’acrobatie aérienne qui nous insuffle une agréable sensation d’apesanteur, telle une bulle de savon dansant dans les airs.

    Enfin la représentation du funambule fût un pur ravissement, puisque dotée de légèreté, de grâce et de virtuosité.

    Bravo et merci à toi, monde féerique du cirque.

    Ton public ébaubi d’admiration !

    Sophie DEGORRE-ALOZY


    Des jours j’étais,

      Décalé dans ce monde, comme quand je t’ai rencontré
      Insensé par le tintamarre de mon cœur qui me faisait tout
      oublier

      Médusé par ton regard qui m’a ébaubi à jamais
      Époustouflé, de tes yeux bleus fardés, qui n’étaient pas une
      farce d’été

      Envahi par tes amies qui me racontaient comment tu étais
      Sourd, de leurs sons, qui te divulgâchaient
      Seul,  mon cœur entendait en faisant des kaï insensés

      Rêveur, je rêvais pour te crier pince-moi
      Mais saperlipopette même quand je me réveillais, je ne
      pensais qu’à toi .

    Philippe LIVOLSI
    Catégorie Adulte


    Je ne vais pas vous divulgâcher la chute !

    Elle dansait, dansait, dansait sur une musique décalée.

    Sous l’œil ébaubi des passants, elle dansait au milieu du tintamarre de la ville.

    Saperlipopette ! Ses pas martelaient la chaussée.

    Médusés, un, puis dix, puis cent, s’arrêtèrent.

    Le tempo époustouflant s’imprimait insidieusement dans leur cerveau.

    Pince-moi ! Chacun se mit à tourner, à virer, à bouger en rythme.

    Kaï ! toute la rue dansait.

    J’étais subjuguée…

    Coupez. Clap de fin et le caméraman apparut.

    On était sur un tournage de pub !

    Vous y avez cru ?

    Je vous ai bien farcé…

    Michèle LENOIR
    Catégorie Adulte


    Humeur d’élection

    Saperlipopette ! s’exclama le président, reprenant son expression favorite, quoiqu’un peu décalée.

    Je suis médusé par le discours de mes concurrents. Ils font un tel tintamarre que c’est à celui qui divulgâchera le mieux, j’en suis tout ébaubi.

    Pincez-moi Monsieur le premier Ministre, c’est époustouflant, ils vont me farcer ma campagne.

    Kaï ! Kaï ! Jean, vous avez marché sur la queue de mon chien. Je ne sais si je vous reconduirai au gouvernement…

    Robert LAURENT
    Catégorie Adulte


    Mon enfant si longtemps, si tellement décalée,

    Je vais divulgâcher, tacher de raconter.

    Pour tous ceux ébaubis mais prêts à t'épauler,

    Que tu croises chaque jour au hasard des sentiers.

    La ville époustouflante de couleurs et de fleurs,

    N'est pour toi que vacarme, traquenard, tintamarre.

    D'un enfant qui s'emporte ou d'un bébé qui pleure,

    Tu n'entends que l'enfer des éclats de pétards.

    Tu tressailles pour un bruit, un klaxon ou sonnerie.

    Tu défailles, apeurée tel un cabri, surpris.

    Pour un chiot "Käi,käi" qui jappe tout joyeux,

    Et un ballon frondeur qu'on rattrape comme on peut.

    "Saperlipopette "murmure une vieille dame.

    "Pince moi "dit une femme, "Elle farce "dit une autre.

    Tu avances, doucement, parfois baignée de larmes.

    Beaucoup sont médusés, car tu es astronaute.

    Tu voudrais que planète signifie harmonie.

    La terre où moi je suis, est plutôt démunie.

    Mais quand tu nous souris, on remercie la vie.

    Sylvie PIERRE
    Catégorie Adulte


    Bravo et merci à toutes et tous pour votre participation !

    A l’année prochaine.

    L’équipe de la Médiathèque