Rencontre avec Thomas Goldberg

C'est une très belle histoire sur l'amitié et la volonté que le cinéma Gérard-Philipe fera découvrir au public en avant-première avec la projection du film La Source, mardi 16 juillet. On découvre l'histoire de Samir qui décide de s'extirper des contraintes familiales et sociales qui le retiennent dans sa banlieue, et de tout mettre en oeuvre pour réaliser son rêve : devenir surfeur.

Une comédie pleine de force, de poésie et de soleil dans laquelle on aura le plaisir de retrouver, dans le rôle d’Eddy, le Robinsonnais Thomas Goldberg. Rencontre avec ce talentueux comédien de 21 ans, révélé en 2011 dans La nouvelle guerre des boutons, qui nous a parlé de son parcours, du film et de son plaisir de venir le présenter, dans sa ville d’enfance, aux côté de l’équipe du film.

    Avez-vous toujours voulu faire du cinéma ?

    Pas du tout, au contraire même. Toute ma famille travaille dans le cinéma – ma mère est coiffeuse, mon père régleur de cascades, mon grand-père était comédien et a même été sociétaire de la Comédie Française – alors pour moi, le cinéma, c’était un travail normal, pas un rêve. Et sans doute, je ne voulais pas reproduire le schéma…

    Alors, comment êtes-vous devenu comédien ?

    Par hasard ! À 13 ans, j’accompagnais une amie dans un cours de théâtre, où un directeur de casting m’a repéré et incité à passer le casting pour La nouvelle guerre des boutons. J’y suis allé, mais sans grand enthousiasme et surtout, sans me rendre compte combien cela allait changer ma vie. Ce n’est que lorsqu’on m’a proposé le rôle, et surtout lors du premier jour du tournage, que cela m’est tombé dessus. Jouer, être sur le plateau, tout m’a paru naturel. Je me suis dit : « je ne veux plus rien faire d’autre ».

    Et depuis 2011, comment avez-vous poursuivi votre carrière ?

    D’abord j’ai continué le collège, puis le lycée. Mes parents, qui connaissent ce milieu, m’ont fait comprendre que je devais garder les pieds sur terre. J’ai passé des castings en parallèle, fait des apparitions ou des participations au cinéma ou à la télévision, en attendant quelque chose de plus « gros ». Mais je crois que cette période a été importante pour moi. Il fallait que je me forme, que je me promène un peu dans le métier et grandisse en tant qu’acteur, ce que je n’avais pas eu le temps de faire, finalement, avant cette première expérience d’un grand rôle.

     


    Thomas Goldberg dans La nouvelle guerre des boutons, en 2011.

    Quelle a été votre plus belle rencontre durant ces années ?

    Guillaume Canet ! C’est vraiment mon parrain de cinéma. Nous nous sommes connus sur le tournage de la Nouvelle guerre des boutons  et depuis, il n’a jamais cessé de me suivre et chercher à me protéger, m’encadrer. Un jour, il m’a dit : « si tu as ton bac, je t’écris un rôle dans mon prochain film », et il a tenu parole. C’est comme ça que j’ai tourné dans Rock’n’roll  et travaillé pour la première fois avec Rodolphe Lauga, le réalisateur de La Source.

    Est-ce à ce moment qu’il vous a parlé du projet ?

    Tout à fait. Il m’a simplement donné le scénario et en le lisant, j’ai tout de suite senti un lien avec le personnage d’Eddy. Il est terriblement touchant, dans sa joie, son grand cœur, et même sa maladresse. C’est lui qui accompagne Samir, le héros, et l’encourage le premier à poursuivre son rêve de devenir surfeur. Je me reconnais beaucoup dans cet esprit, celui de se dire « et pourquoi pas ? » quand tout le monde demande « pourquoi ? ».

    Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?

    Oh, ça a été long. Je ne savais pas du tout surfer, mais j’ai tout de suite trouvé un très grand plaisir à être dans l’eau, chercher la vague. Je me suis entraîné pendant trois ans, j’allais tous les jours chez Rodolphe, qui me parlait du rôle, je m’imprégnais de ce monde et de ce sport, seul puis accompagné par un coach. Sneazzy nous a rejoints plus tard et a dû apprendre beaucoup plus vite, ce qui, en fait, allait beaucoup mieux à l’énergie de nos personnages et du film.

    Êtes-vous heureux de revenir au Plessis-Robinson pour présenter le film ?

    Très heureux ! Je suis très attaché à cette ville, dans laquelle j’ai grandi, et noué de très nombreuses relations. J’y ai fait mes études, joué au FCPR pendant huit ans… et même si je suis parti il y a trois ans, j’y reviens encore très souvent car beaucoup de mes amis sont ici. Je connaissais, bien entendu, l’ancien cinéma Gérard-Philipe mais j’ai hâte de découvrir la Maison des Arts où aura lieu l’avant-première et suis ravi de venir présenter mon travail dans la ville de mon enfance.

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